La route de lacets
- Carole Galand
- 20 août 2025
- 3 min de lecture
Mardi 15, nous quittons Pacchanta et la famille d'Eusébio, direction Cusco.
Cusco est un peu plus bas: 3400 m. Nous y passerons la nuit.
Le lendemain matin, après un passage au marché local de San Pedro pour nous ravitailler pour le voyage, nous partons en minibus pour la jungle du Parc de Manu. Les vendeurs de fruits et légumes habituels ne sont pas au marché. C'est la fête la fête de "la Vierge Carmen" une célébration qui dure une semaine à partir du 15 juillet en l'honneur de la Vierge Marie. Le marché est donc en fête. Nous trouvons beaucoup de petits étals de nourriture cuisinée comme des "papas rellenas" ( pomme de terre en purée frie et farcie de poivrons et viande), "tamales" (pâte de maïs garnie de différents ingrédients)...
Nous voilà partis en minibus sur la route qui durera à peu près 6 à 7 heures. Nous faisons un passage à Paucartambo. C'est une petite ville qui est un lieu traditionnel d'échange entre les Andes et la jungle. C'est aussi la capitale de la pomme de terre!
Aujourd'hui, il s'avère que c'est le haut lieu de la célébration de "La Vierge". La ville attire 30 à 60 000 visiteurs. Mais de notre côté, nous faisons que passer. A l'entrée de la ville nous sommes arrêtés à un poste de contrôle qui demande de l'argent comme droit de passage. Notre chauffeur refuse de payer en expliquant que nous ne faisons que passer et qu'il ne fait que son travail. Il demande aux contrôleurs un papier qui justifie ce nouveau protocole. Il ne comprends pas cet abus de pouvoir. Il résistera près d'une demie-heure générant un bouchon dans le traffic et des coups de klaxons. Le groupe ainsi que moi-même soutenons son point de vue, réalisant bien l'injustice de la demande. Néanmoins, le chauffeur a fini par céder en voyant les policiers commencer à prendre les boucliers et sortir leurs armes. Avant de payer, il avait pris soin de filmer les contrôleurs (représentants politiques de la mairie). Je pense qu'il a osé résister parce qu'il avait des touristes dans son véhicule. En tout cas, pas fâchés d'être passés.
Nous contournons le centre de la ville et continuons la route tortueuse. Nous passons le col des "Tres Cruces" à 4000m d'altitude, c'est la frontière entre les Andes et la jungle. A partir de ce point, nous descendrons en lacets pendant quelques heures pour atteindre notre point d'arrivée à 900 m d'altitude. Nous entrons dans la forêt des nuages. La vision de la jungle à perte de vue est profonde et envoutante.
Au bout de quelques heures, une participante ne sent pas bien avec les virages incessants. Je l'invite en avant de la voiture avec moi. Elle se sentira mieux.
Nous arrivons enfin à l'arrêt de la Réserve de Chontachaca. Il est 19h00. Il fait nuit et il pleut. L'aventure commence. Nous descendons avec les valises sur le petit chemin à travers la forêt. Nous parvenons à la tyrolienne qui nous aidera à passer la rivière.
Julio, le gardien de la Réserve aide chacun à passer. Gloria nous accueille de l'autre côté.
Elle nous a préparé un bon repas qui apaise la fatigue du voyage. Chacun rejoins sa chambre et son nid sous la moustiquaire. Le bruit de la pluie est apaisant. M'endormir dans la jungle est comme me lover dans un cocon. Je m'endors rapidement.













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