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Huacaria

  • Photo du rédacteur: Carole Galand
    Carole Galand
  • 3 sept. 2025
  • 3 min de lecture

Le matin du 18 juillet nous partons à 9h00 en minibus pour nous rendre au village de communautés natives de Huacaria. Sur la route nous faisons quelques stops. Le premier est au village de Chontachaca. Il y a quelques années une amie peintre y avait organisé un regroupement d'artistes de fresques venus de toute l'Amérique du Sud. Avec l'accord des habitants, chacun avait eu l'opportunité de peindre une maison à sa guise. Le village est devenu depuis très coloré. Mes filles Chaska et Luna en profite pour montrer à leurs amies leur ancienne école où elles avaient passé quelques temps en primaire.

Ancienne école de Chontachaca.
Ancienne école de Chontachaca.

Nous reprenons le van pour nous diriger vers Pilcopata. A la petite ville, le groupe en profite pour visiter le marché de fruits de la jungle. Il y a des énormes régimes de bananes entre autre. Avec Chaska et Luna, nous allons à l'hotel "El Gallito" pour revoir Francisca qui m'avait aider à m'occuper de Chaska bébé lorsque je travaillais à Huacaria.


Nous sommes toujours très heureuses de la revoir. Son hotel s'embéllit chaque année. J'admire son travail sans relâche et l' humilité inébranlable de son accueil. Elle s'occupe en plus de sa petite fille durant la semaine pendant que sa grande fille, Gloria, s'occupe seule d'une auberge dans la jungle. Gloria est un exemple de résilience de la culture amazonienne. Elle a quitté la jungle pour faire ses études de biologie à Lima et est revenue pour s'installer et accueillir du public pour partager la beauté du Parc Manu.

Avec le groupe, nous allons manger dans une petite échoppe locale. Mon ami Hugo nous apporte des crèmes naturelles faites avec des produits de la jungle concoctées par sa femme Nadia.

Nous nous rendons maintenant à Huacaria. Cela va faire 8 ans que je n'y suis pas retournée. Avec le van, nous traversons la forêt et des champs de papayes, de bananes et d'ananas. Arrivés à destination, le van s'arrête sur la place centrale du village qui a l'allure d'un terrain de football, autour se trouvent les maisons. Nous descendons et j'aperçois aussitôt quelques mamans que je reconnais. Nos embrassades m'émeut beaucoup. Je retrouve Carmen avec qui j'ai vécu quelques mois enceinte de Chaska.

En 2008, certaines femmes du village en habit traditionnel. Les robes dessinées appartiennent aux Wachipeiris et les robes plus simples, aux Machigengas. Carmen est la 2ème depuis la droite.
En 2008, certaines femmes du village en habit traditionnel. Les robes dessinées appartiennent aux Wachipeiris et les robes plus simples, aux Machigengas. Carmen est la 2ème depuis la droite.

Au milieu de ces émotions, je réalise que la communication entre la professeure de l'école et les mamans, ne s'est pas très bien faite. Le bungallow réservé aux touristes n'est pas prêt. Ce n'est pas grave. Tout de suite j'accompagne Norma, la femme du chef du village, pour préparer une maison qui se situe à côté de la sienne. Nous installons un campement bien protégé au coeur du village. Ce ne sont pas les lits qui étaient prévus mais nous sommes invités dans le quotidien des habitants. Très vite, les jeunes filles de notre groupe se mettent à jouer avec les enfants. Il y a une vingtaine d'années je m'occupait de leurs mamans lorsqu'elles étaient elles-même enfants. Maintenant mes filles jouent avec leur progéniture. La boucle est bouclée! La vie est surprenante.

Nous nous installons tranquillement. Nous sommes tous dans une même grande pièce. Nous formons à nous toutes et tous une petite tribu. Je nous sens privilégiés

d'être accueillis au sein de cette culture si proche de la nature. Norma vient nous servir un repas typique fait de yucas (genre de manioc local) et de poisson fri de la rivière voisine. La nuit sera douce même si le coq viendra nous réveillé tôt.


 
 
 

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